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Bien être

10 astuces pour se déconnecter du quotidien

Se déconnecter ? Pour certain(e)s cela n’est même pas envisageable ! Pourtant le surmenage mental concerne principalement les personnes submergées par le stress, la routine quotidienne, la pression, la quête permanente de perfection, et se traduit par un épuisement à la fois physique et émotionnel.

S’il est difficile de s’en sortir seul(e) une fois dans cet état d’esprit, il n’est pour autant pas impossible d’en reconnaitre les signes et de l’éviter en amont.

En ce sens, je vais vous donner au sein de cet article des astuces pour se déconnecter. Des conseils qui j’espère vous éviteront d’arriver à ce stade, d’éviter quelque part de sombrer dans des états pas possibles.

Avant de commencer, voici les petites raisons de mon absence

Ah ouuui c’est vrai ! Ouuh la vilaine, ça va faire un mois et demi, voire deux quelle nous a abandonné ! Et elle revient comme ça? :p

Entre vous et moi, je l’avoue, cela faisait longtemps que je vous avais promis cet article. Mon côté perfectionniste, le manque de temps et ma volonté de vouloir toujours bien faire m’ont contraint de repousser la publication de ces astuces. (Comme quoi, on remarque qu’il y a encore pas mal de travail à faire dans mon propre développement personnel !)

Je n’étais pas convaincue en effet de l’efficacité de plusieurs techniques sur mon mode de vie, ma façon de voir les choses et je ne voulais pas vous transmettre un simple listing d’astuces comme le ferai d’autres blogs. Je préfère en effet, vous donner uniquement celles que je ai réussi à adopter.

Je vais donc maintenant vous parler, en toute franchise de ces techniques qui ont plus ou moins fonctionnées avec moi et indiquer, dans le cas contraire celles que je n’ai pas pu ou su appliquer.

Comme je l’avais évoqué dans mon précédent article sur l’importance de la déconnexion, le fait de ne jamais le faire peut conduire à un épuisement personnel et professionnel, ce que l’on appelle le “burn out”. D’après moi, cela fait souvent suite à un épuisement de nature conflictuelle avec soi-même (des besoins non comblés, des incompréhensions, des attentes, des déceptions…) plutôt que de source professionnelle strictement à la base.

Comment se traduisent les symptômes d’un burn out  ?

Avant de vouloir le prévenir ou le guérir, il est important de bien identifier ses symptômes afin d’éviter toute confusion entre un Burn Out ou une Dépression. Ce sont en effet deux situations différentes qui nécessite tout de même, dans certains cas d’être accompagné(e) pour pouvoir en sortir.

Selon l’interview d’Anne-France Bouchy, psychothérapeute spécialiste du Burn Out, sur le site consoglobe.com à ce sujet, dans les deux cas on ressent une profonde fatigue et forme de découragement. Nous sommes en effet fatigué(e)s émotionnellement parlant, nous n’arrivons plus à dormir, on perd ou prend du poids… La différence se situe surtout autour du contexte d’origine.

Concernant le Burn Out, au départ, il y a un trouble de l’adaptation, avec des problèmes d’interaction avec son environnement familier. Dans la plupart des cas, les personnes deviennent agressives, ne supportent plus la compagnie des autres, et vont avoir tendance tout d’un coup à s’isoler, et à vivre d’une manière diamétralement opposée de leur habitude.

En pleine situation de burn out, la personne va se mettre à agir de façon très robotique : c’est ce qu’on appelle le symptôme de dépersonnalisation. Elle ne réfléchit même plus à ce qu’elle fait, et continue sur sa lancée comme une machine. Apparaissent alors aussi des pathologies liées au stress qui, en secouant l’organisme et déprimant tout le système de défense, peut être à l’origine d’un AVC, d’asthme, de psoriasis, ou encore d’une dépression profonde.

Quand on voit où tout cela nous mène, il est absolument primordial d’éviter d’attendre de se retrouver en repos forcé pour faire une pause dans sa vie. Et faire un arrêt ne veut pas dire devenir inactif(ve).

Cela peut se faire par une réflexion sérieuse sur nos priorités et nos valeurs avant de toucher le fond ou simplement pour ajuster les domaines de notre vie qui fonctionnent moins bien.

Les astuces pour se déconnecter

On pense parfois que ça ne peut arriver qu’aux autres, mais souvent il ne suffit que d’un seul élément déclencheur qui vient miner nos ressources mentales et physiques, pour se retrouver amenuisé(e) dans nos forces. Nul n’est à l’abri de voir son système nerveux faire des siennes suite à une trop longue surcharge générale, à tant de stress prolongé.

1 / Passer du temps avec ses proches

Le premier conseil que je souhaite vous apporter et qui me tiens à coeur c’est de passer du temps avec ses proches. Je n’ai pas la chance d’avoir tous mes amis et famille à côté de chez moi. (et oui vous êtes trop loin de moi vous aussi !) Pourtant j’ai pu rencontrer des personnes « sur place » qui m’aident à aller mieux, des personnes qui m’écoutent et surtout des personnes qui me changent les idées.

L’objectif n’est pas de « passer son temps à se plaindre », c’est de passer son temps à chercher des solutions pour aller mieux, voire à juste passer du bon temps, à parler des anecdotes du passé, des mésaventures et surtout d’en rire !

Alors c’est parti : si ça fait (trop) longtemps que vous n’avez pas appelé votre ami(e), votre famille, c’est le temps de le faire. Pourquoi ne pas en profiter pour programmer une petite journée à la rivière, en terrasse ou même chez soi ? Sachez qu’il n’est jamais trop tard.

2/ Apprendre à se tromper

Pour certaines personnes, au moment de choisir entre deux options, il est trop coûteux au niveau psychologique de se tromper. Elles vont donc remettre la décision ou l’action à plus tard.

Cette tendance s’appelle la procrastination et elle est bien sûr liée au perfectionnisme. Prendre conscience de sa peur de mal faire, l’accepter, la relativiser, c’est déjà agir avec plus de légèreté. Et diminuer le risque d’imploser sous le stress cumulé.

A titre d’exemple, je me suis toujours fixée une barre très haute en matière de travail et de challenge personnel. Je pensais au départ que ma vie était tracée, que je ferai tel métier, que je gagnerai tant, que j’aurais des enfants etc. Au final, je réalise que je parviens, sans le vouloir, à faire quasi tout l’inverse.

Au départ, je m’en voulais, je disais que si je n’y étais pas parvenue c’était parce que j’étais incompétente, que je faisais trop d’erreurs et que de toute manière ce n’était pas pour moi.

Et oui, en effet cela n’était pas, d’un côté fait pour moi, puisque mes choix (voire nos choix pour certains projets) m’ont conduite à tout ce qui m’arrive dans ma vie, tant positif que négatif. Et vous savez quoi ? Même si parfois j’ai envie de tout envoyer balader, je me dis que pour rien au monde je ne changerai ce qui m’arrive.

Comme on le dit : l’erreur est humaine. Le fait de se mettre une pression dingue par peur d’échouer, c’est comme construire un mur sur son chemin et se plaindre qu’on ne puisse plus avancer. Vous avez le droit d’échouer, vous avez le droit d’avancer et de rebondir.

Astuce : Notez sur un carnet 3 choses positives et 3 négatives par jour. Cela vous montrera au bout de quelques temps, que les erreurs sont infimes par rapport aux réussites, si petites soit-elles.

3 / Apprendre à dire NON

Refuser un énième dossier ou ne pas accepter la requête de votre enfant ne fait pas de vous une mauvais(e) employé(e) ou un parent indigne. Apprendre à dire non lorsque l’on est submergé par le travail et/ou la fatigue est parfois primordial pour la santé physique et mentale. En aucun cas cela fait de vous quelqu’un d’incompétent.

Dans certains cas, je vous recommande même d’être honnête et dire « je ne peux pas » que de dire « oui » de bonne foi mais de ne pas réussir à accéder à la demande.

Astuce : Essayez de vous organiser en planifiant chaque tâche. L’objectif étant de bien mesurer le temps que vous prends chaque tâche afin de vous assurer que vous pouvez assumer un dossier, une sortie ou autre. Par exemple, vous vous planifier deux tâches de 1h chacune, 10 minutes de pause, 1h de bien être.

4 / Déconnecter des écrans

Smartphones, tablettes, ordinateurs… les nouvelles technologies ont certes, révolutionné notre façon de travailler mais elles ont également bouleversé notre quotidien. A tel point, qu’il est parfois difficile de détacher vie professionnelle de vie personnelle.

J’étais la première, répondre à un appel pro à 21 heures ou lire mes mails au saut du lit était devenu monnaie courante voir source de culpabilité lorsque je ne le faisais pas. Au départ j’appelais cela la conscience professionnelle. Ah oui, cette fameuse conscience professionnelle qui en devenait une obsession. Je voulais à tout prix finir ce que j’avais commencé.

Puis petit à petit, suite à une fatigue intense, j’ai appris à m’organiser de manière différente, et à répartir ma charge de travail sur la semaine. Le fait d’anticiper chaque dossier, chaque relance client me permet de gagner du temps quant à leur exécution. De plus, je préviens mes clients que je ne suis plus disponible à partir d’une certaine heure, et ils le comprennent très bien.

Astuces :

  • Prenez l’habitude en sortant du travail d’éteindre vos appareils électroniques ou du moins de désactiver les notifications pour vos appareils pro.
  • Ce qui n’a pas été fait aujourd’hui pendant le temps imparti, ne pourra pas être intégralement rattrapé. Vous allez vous précipité pour le faire, et avec la pression vous allez mettre 2h pour finir une tâche alors que si vous l’aviez reprogrammé le lendemain, vous ne prendrez que 30 minutes.

5/ Prendre sa pause déjeuner

Mes chers lecteurs-lectrices : Faire l’impasse sur la pause dej’ n’est en aucun cas un gain de temps, c’est même plutôt l’inverse. En enchainant une journée de travail sans interruption, vous risquez d’altérer vos performances et votre efficacité.

Alors qu’au contraire, en vous accordant une, voir plusieurs pauses au bureau, votre esprit sera davantage reposé et vos capacités décuplées.

Astuces :

  • Planifier vos tâches et mettez un rappel pour chaque pause.
  • Préparez vous des bons petits plats la veille pour le manger le midi, accordez vous ce temps pour vous.
  • Si vous aimez regardé des séries, pourquoi ne pas installer son application favorite sur son smartphone et regarder vos séries pendant la pause dej ?
  • Sortez de votre bureau ou de l’endroit de votre routine : allez marcher, vous promener, parler avec des personnes.

6 / Apprécier les choses simples de la vie

On entend parfois que ceux et celles qui ont pour habitude de fonctionner de manière simple, ont moins d’inquiétudes et commettent moins d’erreurs. Néanmoins, chacun est libre de se compliquer la vie autant qu’il le veut, on a tous le droit de prendre des risques, d’avoir des rêves et un cercle social aussi large et varié qu’on le souhaite.

Ce qui compte vraiment, ce n’est pas de mener une vie simple, mais d’avoir des pensées simples et d’être en mesure de déterminer ce qui est important pour nous, ce qui rend vraiment notre coeur heureux, et ce qui nous caractérise.

Astuce : Échanger un sourire avec un inconnu, boire une tasse de thé chaud, lire un livre, sentir le parfum d’un joli bouquet de fleurs… apprécier et savoir profiter de tous les petits plaisirs qu’offre la vie, cela peut paraitre bête dit comme ça mais cela améliore le quotidien !

7 /Limiter la culpabilité

Dans la plupart des cas nous choisissons la perfection pour échapper à la culpabilité ou à d’autres sentiments négatifs. La perfection devient alors un refuge afin de ne pas nous confronter avec cette terrible vérité : nous ne sommes ni une femme ni une mère idéales !

Imaginons que nous devions choisir entre la promesse faite pendant les vacances de prendre plus de temps avec vos proches, et un dossier urgent. Au lieu de faire preuve de discernement par rapport à un contexte donné, nous allons essayer de faire les deux choses en même temps, souvent mal et dans le stress.

Comprendre que la culpabilité reste inévitable nous donne la possibilité de choisir ce qui est vraiment important pour nous. Contrairement à ce que nous pouvons penser, nous allons gagner en efficacité et en calme.

Astuces :

  • Prendre conscience de ce qui est important pour vous. L’objectif étant de relativiser et de prendre du recul.
  • Dîtes vous que dans la vie on se remet toujours de tout, et que par conséquent, ce que vous faîtes à l’instant T, aura toujours un impact positif.
  • Répétez le nouveau comportement dynamisant régulièrement en y ajoutant une grande intensité émotive et positive jusqu’à ce qu’il devienne une habitude ou un automatisme.

Celles qui n’ont pas fonctionnées pour le moment

Comme je vous le disais, certains conseils listés par ci, par là ne reflètent pas toujours une simplicité d’exécution. Je ne dis pas que ce n’en sont pas des bons, (de toute manière,il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises situations…) je vais vous dire ci-dessous quelles en sont mes limites et les pistes d’amélioration que j’ai pu trouver pour pallier à cela.

1 / Être dans le mouvement

Nous ne sommes pas identiques à 20, 30 ou 50 ans : alors pourquoi conserver les mêmes exigences ? Beaucoup de personnes s’étonnent après l’arrivée des enfants ou plus simplement en gagnant en maturité, de ne plus fonctionner comme avant, d’avoir moins envie de travailler ou de sortir, par exemple.

Au lieu de penser que ce n’est pas normal, nous devrions plus prendre en compte le temps qui passe : nous évoluons et c’est une très bonne chose. C’est tout à fait normal de moins sortir, d’avoir d’autres activités qu’avant.

C’est pas évident, je suis une personne hyperactive qui s’éteint au fil de l’eau. Je n’ai plus l’énergie suffisante pour pouvoir faire des choses qui m’animent. Et pourtant, cela serait salvateur pour mon bien être. Je n’y arrive pas encore, mais en ce moment j’essaye de plus m’écouter et de me fixer des objectifs concrets.

Astuces :

  • Ne pas se mettre trop de pression et suivre son instinct. Vous voulez sortir, faîtes le. vous voulez rester à la maison idem.
  • Se fixer des petits objectifs atteignables et renouvelables. (Vous savez, ce sont ces petites victoires quotidiennes simples à concrétiser ?)
  • Se poser les bonnes questions : Est-ce que j’ai le temps ? Est-ce que j’en ai envie ?

2 / Laisser son travail à la place où il doit être

Lâcher prise, c’est l’occasion de se calmer, de refaire le plein d’énergie et de se remettre des exigences de son boulot. Lorsque le travail nous suit à la maison, on maintient le contact avec nos préoccupations professionnelles, ce qui draine beaucoup d’énergie et nuit à notre bien-être à long terme. Alors laissez le à la place où il doit être et pendant le temps qui vous est imparti.

Ce conseil n’a pas fonctionné avec moi au départ. J’essayais tant bien que mal de laisser le travail au bureau,mais je culpabilisais de ne pas l’avoir avec moi.

Depuis, je ramène toutes mes affaires chez moi, ou je mets  mes fichiers sur un cloud juste au cas où. Je me force à ne pas y toucher quand je rentre, mais ça me rassure de les avoir avec moi.

Astuces :

  • Ne pas ramener de travail à la maison.
  • S’autoriser ses pauses normales, lorsque l’on rentre chez soi c’est pour se reposer et profiter de ses proches.
  • Planifier des créneaux horaires pour votre travail, avec des pauses. Respectez les et ne débordez pas toujours votre planning. (Des exceptions peuvent très bien arriver)

3 / Prendre du (bon) temps pour soi

Le travail et/ou votre rôle de famille ne doivent pas être vos seules préoccupations. Le ménage peut attendre, vous devez d’abord pensez à vous.

Tellement simple à dire, et si peu à faire ! Je vous avoue que ces derniers temps entre la gestion administrative, le renouvellement de papiers, les problèmes personnels et les travaux, avoir du temps pour moi est devenue une utopie. Je n’y arrivais plus depuis quelque temps.

Astuces :

  • Accordez vous au minimum 30 minutes par jour juste pour vous : pour lire, pour regarder vos séries, trouvez et réservez chaque semaine une plage horaire rien que pour vous durant laquelle vous ne ferez rien d’autre que prendre du bon temps !
  • Mettez vous un rappel, par exemple je mets tous les soirs une alarme entre 20h et 20h30. Cela permet de me fixer un moment où je me recentre avec moi-même.

Mieux vaut prévenir que guérir

Si vous vous levez le matin et que le fait d’aller travailler ne vous réjouit jamais, il y a peut-être un signal « danger » qui se fait ressentir. Je sais que ce n’est pas tous les jours que l’on se sent d’attaque mais, en général, votre travail vous apporte-t-il satisfaction et représente-t-il une réelle source de plaisir ? Votre quotidien vous fait-il ressentir la même chose ?

Beaucoup évitent de prendre du temps pour eux, de peur d’être mal perçus par leur entourage et que ce soit interprété comme une sorte de faiblesse. Moi la première, et pourtant le perfectionnisme peut mener sur la voie de l’épuisement si les conditions sont trop ardues. Ne jamais hésiter à demander de l’aide aussi vous n’êtes pas seuls.

Et vous, quelles sont vos astuces quotidienne qui vous aident à vous déconnecter ?

Merci de votre lecture.

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