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Développement personnel,  Parcours de vie

Savoir se déconnecter

L’été approche, et on se demande si on aura le temps de se déconnecter, tout en ayant terminé son travail, à la maison ou autre, avant de partir en vacances et/ou de profiter de son temps libre.Je vous explique au sein de cet article pourquoi se déconnecter plus souvent est important et contribue à l’épanouissement personnel.

Une fois lancé(e), vous culpabilisez parce que vous n’avez pas terminé cette tâche, ce dossier ou que vous n’avez pas eut de réponse à votre dernier mail. Ces pensées vous hantent chaque jour, et vous vérifiez à chaque fois si vous avez eut un retour les concernant ou vous allumez votre ordinateur pour terminer votre travail..

Se déconnecter du travail, c’est impossible pour moi

Sachez que vous n’êtes pas les seuls, 56.7% des français(es) (dont moi) indiquent avoir du mal à se déconnecter pendant leurs vacances ou leur temps libre et consultent leurs mails ou dossiers régulièrement.

Avant qu’on ne me fasse la réflexion, travailler le soir après mes heures de travail, le weekend ou même une petite heure pendant mes vacances me paraissait normal et sain. Oui, l’objectif était d’assurer une prestation de qualité, de rendre un travail dans les temps et de ne jamais se déconnecter pour ne pas perdre d’informations et réagir vite.

Tout cela était synonyme de réussite, tant personnelle que professionnelle. J’étais persuadée que cela contribuait à mon évolution, et que sans ces efforts, rien n’avancerait comme prévu, que je serai débordée lorsque je reviendrai et que mes clients ne seront pas satisfaits.

De plus, l’idée de se déconnecter ou de se reposer alors que d’autres « récupéraient » mon travail me paraissait incongrue et me faisait peur. J’avais l’impression que je leur laissais toute la charge pendant que j’allais me « la couler douce »…

Je ne vous cache pas que c’était très difficile au début de commencer à lâcher prise. C’est un travail de longue haleine, que j’essaie toujours d’affiner au quotidien.

Pourquoi se déconnecter alors?

Comme on dit, il y a un temps pour tout. Un temps pour s’épuiser et se ressourcer. L’un ne va pas sans l’autre. Si on ne respecte pas cet équilibre, on va se retrouver dans un cercle où l’épuisement nous ralentira dans chacune de nos actions.

Nos vacances ou notre temps libre sont là en effet pour nous faire oublier notre travail, les broutilles du quotidien, pour s’aérer l’esprit et ainsi revenir avec une dynamique sans faille.

Si on garde un pied à l’étriller, et qu’on ne se sort pas cela de notre tête, nous allons jamais profiter de l’instant présent. Nous resterons toujours connecté(e)s et notre cerveau ne va de cesse switcher entre le quotidien et ce que nous faisons en ce moment.

Cela va engendrer un peu de stress, beaucoup de stress, énormément de stress et encore du stress… La finalité ? Lorsque cela sera terminé, vous allez revenir au travail et vous serez encore plus épuisé(e)s et stressé(e)s que lorsque vous êtes parti(e)s. La première pensée que vous viendra probablement à l’esprit sera :

Je n’ai absolument rien vu venir. Pourquoi je n’ai pas assez profité de mes vacances, de mon temps libre pour me reposer, voir mes amis et ma famille ? C’est passé trop vite, je n’étais pas prêt(e)!

Cela va même encore plus loin. Le fait de ne jamais se déconnecter et de ne pas lâcher ce rythme quotidien peut conduire à un épuisement personnel et professionnel, ce que l’on appelle le « burn out ». Ce syndrome peut conduire à de graves conséquences sur chacun(e) d’entre nous.

Le burn out : Un processus et non un état

Un processus conceptualisé pour la première fois en 1974 par le psychiatre américain Herbert Freudenberger dans un article Staff burnout, qu’il définit lui même comme une « brûlure interne ».

Comme vous l’aurez constaté, nous pouvons l’imager comme une manière de se consumer de l’intérieur à petit feu. La cause est souvent liée à un stress chronique que nous sommes nombreux(ses) à subir au quotidien. C’est humain pourtant, le stress est une réaction du corps qui lui permet d’envoyer des signaux d’alerte le temps d’un potentiel danger.

Le soucis c’est que nous sommes toujours sensé(e)s être à fond, tout faire rapidement, être toujours connecté. Nous finissons par nous oublier, laisser de côté ce qui nous plaît le plus afin de nous soulager d’une charge de travail intense. Ce que j’entends souvent, c’est que nous nous aliénons à nous même.

Le résultat ? Cela nous épuise chaque jour un peu plus. Cette fatigue a un impact significatif sur notre moral. On peut être poussé(e) un jour à péter un plomb, à tout envoyer balader et à gâcher tout ce qu’on a construit jusqu’à présent par des actes impulsifs.

Le pire c’est que les personnes qui en sont atteintes ne s’en rendent pas compte. Elles emploient une énergie sans faille pour parvenir à finaliser et gérer ces décalages. S’ensuit une phase de déni, caractérisée par une forme de cynisme, d’irritabilité mais aussi de refus d’aide extérieure.

L’effondrement psychique, et bien souvent physique aussi, constitue enfin le stade ultime où ces personnes n’ont littéralement plus de ressources. La reconstruction est alors longue et les répercussions potentiellement graves (arrêt maladie de longue durée, dépression, hospitalisation, suicide…).

Extérieurement cela peut se voir, se savoir, mais quels sont les premiers signes ? Pouvons nous y changer quelque chose ?

Identifier les premiers signes

Avant d’arriver à ce stade, nous avons tous les moyens de réagir. A condition évidemment de savoir en reconnaître les premiers signes: grande fatigue, troubles du sommeil, irritabilité, agressivité, ruminations, perte de concentration

Cela se traduit dans certains cas, dans des problématiques physiques comme une pression respiratoire, une blocage au niveau du dos, des maux de tête et d’estomac…

Au départ je n’étais pas sensible à tous ces éléments. J’avais un ressenti, plus terre à terre, si je m’étais bloquée le dos il y a deux ans, c’était à cause de mon hernie discale et que par conséquent c’était normal.

Cependant, plus je discutais avec mon entourage, et plus j’y pensais. Je me suis rendue compte que ce blocage n’était pas anodin non plus. Alors oui, les faits sont là, j’ai une hernie discale et une fracture de fatigue, qu’on appelle la Lyse Isthmique.

Mais cela s’est réveillé à un moment où j’ai accumulé une charge intense et un changement radical dans ma vie. C’est parvenu au moment où j’arrêtais mes études, je me lançais dans la vie active, mes parents et mon frère partaient à Mayotte, et que j’avais d’autres soucis plus personnels. Je ne voulais rien savoir, l’objectif était d’avancer.

Toute cette accumulation au fil du temps s’est répercutée sur ma santé, plus physique que mentale pour le coup. J’ai donc levé le pied, j’ai appris à gérer ma douleur, à avancer en temps et en heure et j’ai commencé à lâcher prise.

Lâchons prise pour de bon !

Il est essentiel d’instaurer une limite entre le quotidien dît « obligatoire » et la vie en dehors. Avec les outils numériques, les sollicitations professionnelles en dehors des heures de travail (soirs, week-ends et congés) ont en effet dépassé cette frontière. Quand la charge de travail s’invite chez vous, il faut donc savoir se protéger.

Essayez de prendre du recul sur votre situation et de vous poser ces questions:

  • Suis-je heureux(se) dans mon travail?,
  • Pourquoi est-ce que je le fais?,
  • Qu’est-ce qui me gêne aujourd’hui?,
  • Quel est le sens de mes missions?

Si vous répondez de manière négative à toutes ces interrogations, il est peut-être temps de réfléchir à amorcer un changement. Le burn-out est toujours multifactoriel. Il peut à la fois mêler des problématiques personnelles comme un conflit familial, des temps de transports trop longs et des facteurs professionnels (charge de travail, pression sur les résultats…). L’idée n’est pas forcément de tout démêler mais de prendre conscience qu’il y a un problème.

Pour ce faire, la meilleure solution est encore une fois d’en parler et d’écouter vos proches. C’est difficile de s’y résoudre lorsqu’on a la tête dans le guidon ou que son entreprise a une forte culture de la performance, mais c’est pourtant essentiel pour prendre du recul et se poser ces questions. Par ailleurs, qu’il s’agisse d’un collègue, d’un médecin, d’une association spécialisée ou encore d’un psychologue, formaliser sa situation et sa souffrance constitue la première étape nécessaire pour désamorcer le processus en cours et inverser la dynamique avant de vous brûler les ailes.

En ce sens, il est important de réaliser que nous pouvons agir autrement et que nous sommes tous capables de gérer son stress et la pression. Dans l’article sur la prévention du Burn Out, je vous donne 10 astuces qui vont permettre de se déconnecter plus simplement.

Et vous, le fait de se déconnecter vous semble-t-il difficile?

Ps : n’hésitez pas à m’indiquer si vous souhaitez que je vous les partage au quotidien sur Instagram ou autre.L’objectif étant que nous avancions seul(e) ou à plusieurs, que nous arrivions à nous surpasser et enfin profiter du moment présent !

6 commentaires

  • Lifestyle Ade

    Je n’ai qu’une seule chose à dire : MERCI d’en parler !
    J’aurai pu écrire cet article tellement je me reconnais sur certains points. La seule chose que je pourrai ajouter c’est que ce n’est pas incurable et que l’on peut en guérir même si parfois le chemin est long..

    Des bisous <3

    • Ferdi

      Hello, merci à toi pour ce retour 😊! En effet ce n’est pas incurable, et heureusement qu’on peut le détecter avant que ce ne soit trop tard. L’objectif étant de relâcher la pression, pour pouvoir mieux repartir ! Pleins de bisous

  • Joyful Dreams

    C’est très important de se déconnecter de temps en temps ! Je ne le fait pas assez, mais j’en ressent souvent le besoin. Parfois j’aime bien passer quelques jours à la campagne, loin de tout, laisser mon téléphone de côté, passer du temps avec la famille de mon copain qui y habitent à faire pleins de choses en dehors des écrans et du travail. Ça fait beaucoup de bien !

    • Ferdi

      Et oui, on ne le fait jamais assez. L’important c’est surtout de prendre un peu de temps pour soi et de ne pas culpabiliser, car oui on a le droit de se faire plaisir! Tu as raison il n’y a rien de mieux que la nature pour se ressourcer! C’est super sympa d’avoir l’opportunité de pouvoir s’exiler comme ça le temps d’un ou plusieurs jours!!

    • Ferdi

      Hello,
      C’est une très bonne technique pour rester focus et ne pas se laisser distraire !
      Les écrans c’est bien, mais il faut trouver un équilibre !
      Merci à toi de ton commentaire à très vite 🙂

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