concentration
Développement personnel

Dîtes bonjour à la concentration

La concentration mentale, est pour certains, devenue un concept. Pour d’autres, c’est une capacité qui vient et repart aussitôt. Que ce soit au travail, à l’école, dans la rue ou chez-eux, elle peut être très difficile à maintenir pendant une longue durée. (Oh regardez un colibri à la fenêtre !)

Pourtant, la concentration est stratégique à chaque étape de la journée. Elle facilite par essence la compréhension et la mise en mémoire des évènements. A contrario, le manque de concentration peut vous faire perdre un temps considérable. Ce qui peut notamment représenter une source de fatigue et de découragement.

Mais, la concentration, en quoi cela consiste et pourquoi est-ce important de la mobiliser au quotidien?

La concentration, qu’est-ce que c’est ?

Au quotidien, il est parfois nécessaire d’être concentré du matin au soir : pour ne pas être en retard au travail, pour rester en état d’alerte au volant de votre voiture, pour être performant au bureau et pour ne rien rater de l’intrigue de votre roman le soir (Ou un billet sur nos-experiences.com).

La concentration est une faculté de l’esprit à se focaliser sur un objet. C’est le fait d’employer ses capacités à l’observation, le jugement d’une chose ou encore la pratique d’une action en éloignant tous les phénomènes parasites à l’objet en question.

Lorsque l’on manque de concentration, nous risquons de perdre du temps et d’être moins efficace. En d’autres termes, la concentration permet de ne pas rater une information importante, de mémoriser plus facilement, de mieux mobiliser ses ressources et de savoir se recentrer sur soi.

Peut-on se focaliser sur deux choses à la fois ?

Au sens même de la définition du terme « attention », cela n’est pas possible. Pourquoi? Parce que notre attention est le fait de se focaliser vers un phénomène singulier et exclusif. Cela s’explique par le fait qu’on ne puisse pas réellement porter une attention particulière à plusieurs choses en même temps.

Je vous entends déjà arriver : « Mais, moi j’arrive à faire deux choses en même temps. » Si vous pensiez pouvoir les faire bien et à 100% chacune, vous vous trompez.

Dans sa définition la plus simple, le multitasking est une pratique consistant à effectuer deux actions simultanément. Dans les faits, tout le monde sait qu’il est possible de conduire tout en discutant avec un passager, et on déduit donc qu’effectuer deux choses à la fois est possible.

Cela est juste. Si nous maîtrisons en effet, suffisamment une des deux actions pour pouvoir la réaliser de manière automatique tant que tout se passe bien (Ex : la conduite) ; il est alors possible de suivre une tâche simple en parallèle (Ex : la discussion).

Toutefois, si un évènement vient perturber notre conduite, nous ne continuerons pas notre discussion alors que nous sommes en train d’éviter le danger. A l’inverse, si la conversation devient de plus en plus soutenue, l’attention sur la route sera diminuée et augmentera les risques d’accidents.

Réaliser au même moment deux actions qui nécessitent une participation intellectuelle active est impossible. Notamment, s’il s’agit de les faire bien. On switch en effet, rapidement de l’une à l’autre ce qui, soit dit en passant, épuise inutilement votre cerveau.

Les distractions : ennemies de la concentration

Les règles de la biologie et de la physique nous contraignent à une limite de la durée maximale d’une concentration totale. Dans les faits, un être humain ne peut donc conserver un niveau de concentration élevé plus de 45 minutes sans interruption. Ceci même si le sujet est pourtant passionnant pour lui.

En parallèle, on peut s’apercevoir au quotidien qu’il existe une multitude de distractions qui ne l’aide pas à la garder longtemps.

Les dérangements intempestifs, les marques d’ennui, ou encore lorsque votre cerveau n’arrive pas à se mettre sur Off, peuvent en effet ralentir ou vous empêcher d’être concentré(e)s.

Nous avons tous été plus ou moins confronté à ce genre de situation :

Il reste 20 minutes pour terminer ce que vous êtes en train de faire. Vous vous dîtes que vous devez vous concentrer pour finir. Sans cela vous n’y arriverez pas dans le temps imparti.

Deux minutes plus tard, Ferdi arrive. Il/Elle vous demande des informations sur un exercice, une tâche ou un conseil. Ce que vous lui donnez avec plaisir. Cette réponse vous aura pris 8 minutes.

Vous recommencez à vous concentrer sur la tâche en question.Puis, vous recevez un sms ou une notification sur facebook d’un(e) ami(e) qui a besoin d’une chose. Ce dernier vous interpelle. Vous y répondez et cela vous prend encore 4 minutes.

Finalement, dans le délai imparti :

  • Vous avez passé environ 16 minutes à tenter de vous concentrer et répondre à votre entourage.
  • Seulement 4 minutes à réaliser votre tâche.

Ce sont donc autant d’activités auxiliaires qui ont perturbé votre attention et vous ont détourné de votre mission principale.

Ces différentes formes de distractions jouent un rôle dans les mécanismes de concentration mentale. Elles créent des ruptures du cours de la pensée.

Ces dernières mobilisent une source d’énergie significative afin de rester concentré(e). Cependant si les détracteurs sont trop puissants ou trop nombreux, on s’épuise et on relâche donc notre concentration. Il est alors plus difficile de remettre le pied à l’étrier à nouveau.

N’oubliez pas de vous déconnecter

Parfois vous pouvez vous retrouver bloqué(e)s et souffrir d’un blocage créatif. Pourtant, gardez à l’esprit que cela arrive à tout le monde, même aux professionnels. Essayez de réfléchir à ce qui pourrait être à l’origine de ces limites.

Afin de débuter votre transformation, je vais vous lister les problèmes récurrents et quelques astuces pour pouvoir vous en sortir. Parmi eux on retrouve :

  • La panne d’inspiration : le syndrome de la page blanche. Vous avez ouvert Word pour commencer à rédiger un mémoire, un dossier ou bien vous vous êtes dit : super je me lance ! Mais par où je commence ? En fonction des tâches, prenez de quoi noter. Listez l’objectif et les enjeux de votre tâche. Puis faîtes une pause rapide pendant un certain temps et laisser votre subconscient vous donner la réponse.
  • Les barrières émotionnelles. Vous avez vous aussi le droit de réaliser vos tâches. Quitte à même vous donner la permission d’écrire, de dessiner ou d’exprimer ce que vous aimez, sans vous préoccuper des opinions des gens. Une fois la première ébauche terminée, vous pouvez affiner votre travail.
  • Les motivations mixtes. Une fois l’accord conclu, éliminez toutes les motivations et concentrez-vous uniquement sur le travail.
  • Les problèmes personnels. Utilisez votre travail comme un refuge et donnez-vous le crédit de vous présenter et de faire un peu de travail, même si ce n’est qu’une petite quantité.
  • La pauvreté. Fixez-vous le défi créatif de faire le maximum avec ce que vous avez ; que ce soit le temps, l’énergie ou l’argent. Tout est accessible, en fonction de vos moyens cela vous prendra plus ou moins de temps. Budgétisez de manière mensuelle ou annuelle vos prochaine vacances et payez en échelonnant vos dépenses.
  • Les problèmes de présentation. C’est là que la créativité se confond avec la communication. Les idées sont la monnaie du XXIe siècle. Vous devez être capable de communiquer vos idées, alors renforcez vos compétences de présentation. Dîtes vous que chaque idée est bonne à être partagée. N’hésitez pas à communiquer autour de vous pour pouvoir affiner et présenter vos arguments.

La concentration n’est pas automatique

(C’est comme les antibiotiques… OK je sors!) C’est un acte volontaire que nous pouvons contrôler. Vous devez décider d’accorder toute votre attention à un enseignant, à un livre, à une tâche précise, un exercice et de chasser tout le reste.

Je suis une des premières concernées, comme je l’expliquais dans un de mes billets, la concentration et moi-même avons quelques différents. Je fais partie de ces personnes.

Celles qui ont du mal à se concentrer longtemps sur une tâche et qui vont parfois se disperser. Pourtant, j’arrive tout de même à avancer et à me concentrer dans les moments opportuns et surtout grâce aux astuces que je suis au quotidien.

Créer des routines qui deviendront des habitudes

Selon l’étude de Tony Schwartz et Jim Loehr dans le Power of full engagement, la nature humaine ne présente pas toujours une grande force de volonté. Cette dernière concentre plutôt ses efforts sur la résistance à la tentation et aux interruptions ce qui amenuisent les motivations de chacun(e).

Alors pourquoi ne pas tenter de la mobiliser à bon escient et de manière plus efficace?

Une des meilleures manières d’y parvenir c’est de créer des routines, des habitudes. Les actions que nous réalisons et pensons à l’heure actuelle sont à 99% identiques à celles d’hier. En ce sens, si nous utilisons le peu de force de volonté que nous possédons pour reproduire la même action chaque jour et après quelques semaines, nous allons enclencher des mécanismes semi-automatiques qui nous permettrons de traiter rapidement une tâche ou une action.

La fréquence de réalisation des tâches présente plusieurs avantages:

  • L’amorçage de cette dernière est plus simple à affronter au quotidien.
  • Permet de garder et d’utiliser les idées fraîches,
  • Éloigne la pression inutile et stimule la créativité.

Plus nous ferons des progrès constants vers un but, plus nous aurons les meilleures armes pour maintenir la productivité. Suite aux répétitions, vous allez voir que cela deviendra une sorte d’habitude quotidienne et que vous n’aurez plus besoin d’user de cette force de volonté. Par exemple, plus on est concentré sur une action, plus nous mettons nos chances de réussir et d’être satisfait et fiers de nous.Je vais vous donner quelques astuces pour mieux vous focaliser sur un acte précis : c’est par ici !

Et vous, rencontrez-vous des difficultés dans la mobilisation de votre concentration ?

Merci de votre lecture,

2 commentaires

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