procrastination
Développement personnel,  Mauvaises habitudes

La procrastination : ennemi du changement

La procrastination peut limiter tout changement. Un problème récurrent à résoudre ou envie de mener à bien un projet qui vous tient à cœur ? Cependant, le passage à l’acte peut s’avérer difficile pour vous ? Si cela vous semble insurmontable, je vous propose de suivre quotidiennement ces astuces pour réagir rapidement.

Oui, je veux agir, mais pas aujourd’hui j’ai aquaponey

Qu’on me jette la première pierre si personne n’a jamais vécu cette situation! Le passage à l’action est souvent accompagné du syndrome de la procrastination (du latin pro, qui signifie « en avant » et crastinus qui veut dire « du lendemain ») : « Je le ferai plus tard. Pardon en réalité, je voulais dire jamais ».

L’envie est présente. Toutefois le passage à l’acte éveille par la même occasion, des résistances, des craintes, des peurs ce qui nous pousse à remettre à plus tard tous types de changements et/ou d’actions. Ce manque d’organisation conduit bien souvent à une finalité bâclée et/ou non finalisée.

Toutefois, à travers quelques mots de Christophe André, psychiatre et auteur :

Le bonheur est une construction qui se nourrit d’actions et de décisions.

Nous pouvons mesurer l’importance d’agir, car c’est ce qui nous façonne, c’est le pilier qui nous permet d’avancer vers l’épanouissement de soi. C’est ce qui vous démarquera et vous permettra d’éprouver une profonde satisfaction envers vous-même.

La première étape : Identifier le « pourquoi »

Lorsqu’on ne souhaite pas réaliser une étape le jour même, c’est qu’on a la flemme. On ne le fait pas parce qu’on en n’a pas envie, parce qu’on est fatigué et qu’on veut juste se reposer.

La procrastination est différente. Elle se détermine par le fait qu’on ne réalise pas une tâche, non pas parce qu’on est épuisé, mais parce qu’on a peur de passer à l’action. Dans la plupart des cas, le procrastinateur qui est en nous, trouve des excuses et ne se remet pas toujours en question.

Afin de comprendre et de pouvoir différencier ces deux éléments, je vous propose de faire un petit exercice rapide au sein de cet article.

Si vous le souhaitez, je vous laisse réfléchir à une chose que vous devez faire, par envie ou par obligation, et que vous avez toujours reporté ou que vous reportez souvent. De mon côté, je vais lister quelques facteurs qui peuvent conduire à la procrastination en vous citant des exemples. Puis vous devrez y répondre par oui ou non. En cas de réponse positive, sortez-en un exemple personnel. Je vous donnerai les explications juste en-dessous.

Pour ma part je prends l’exemple d’aller à la salle de sport. Je vais mettre du temps à y aller, voir je vais repousser au lendemain, à la semaine d’après, puis je vais finir par résilier mon abonnement car je n’y serais pas allée depuis plus de six mois.. Pourtant, j’adore faire du sport et je me sens tellement bien après une séance.

La procrastination peut donc être issue de différents facteurs. Parmi eux :

Une mauvaise gestion du temps : Oui

Entre le travail, les séances de kiné, les courses, les amis, le chéri et les séries netflix (chuut, je sais que ce n’est pas vraiment une raison valable ahah) : Je n’avais le temps de rien faire. Je n’arrivais pas toujours à prioriser les tâches quotidiennes. C’est surement une des première raisons qui m’a repoussée de la salle de sport.

Une mauvaise estime de soi : Oui

Je n’avais pas l’impression que c’était un lieu fait pour moi. Non ce n’est pas parce que j’étais incapable de faire les séances. C’est parce que je voyais tous ces sportifs qui avaient l’habitude et moi qui débarquais de nulle part. J’avais l’impression de ne pas être à la hauteur, et donc pas à ma place.

Le manque de concentration : Oui

La concentration chez moi est un gros problème. J’ai le cerveau qui fuse à 100Km/h et je pense à 1 milliards de choses en même temps. Courir sur un tapis pendant 30 min sans réellement avancer, ça m’ennuyait. Je pouvais me mettre à réfléchir sur des problèmes existentiels jusqu’à même m’arrêter de courir et de potentiellement chuter. (Phénomène très spécial je vous l’accorde.)

Le manque de motivation : OUI OUI OUI OUIIIII !

Par où commencer ? Au départ on tentait de me motiver en me disant que j’avais pris du poids (en effet j’ai pris 10 kg en même pas 1 an), puis on me listait les vertus du sport (que je connaissais très bien), on me disait que c’était ce que je devais faire etc. Bref ça devenait plus une sorte d’obligation pour aller mieux, que de réel plaisir. C’est ce qui m’a entraîné au contraire, dans une démotivation totale. Si je voulais le faire, c’est parce que je devais l’avoir décidé seule.

Le stress : Non

Alors dans cet exemple, je n’ai pas ressenti de phénomène particulièrement stressant. Mis à part la pression que je ressentais sur le fait que je payais un abonnement, que j’avais pris du poids et qu’on me faisait comprendre qu’il fallait que je change mes habitudes.

La peur de l’échec, peur du jugement ou encore le perfectionnisme : Oui

Je ne me lançais pas au départ car on me disait souvent et on me le dit toujours, que je n’arrive « jamais à rien », que je suis « nulle », que je ne « comprend jamais rien »… Bref si je les écoute rien n’est bon, tout est à faire et ils me jugeront toujours. Au début je pensais que ça n’arrivait pas à m’atteindre. Toutefois petit à petit, à force de l’entendre régulièrement, ça a entraîné une peur ancrée. Je devais m’y mettre à fond et réussir pour ne pas rater, et ne pas leur donner raison. Cela m’a aussi conduite à ne plus en faire. A force de se mettre une pression inadaptée au moment présent, on finit souvent par ne plus avoir la force mentale de faire quoi que ce soit.

La barrière fine entre la flemme et la procrastination

Comme vous pouvez le remarquer, la limite entre la flemme et la procrastination est assez fine. En général on trouve des excuses pour reporter la tâche. On essaie de se persuader que ce n’est pas de notre faute et que de toute manière rien n’y changera. C’est un cercle vicieux, car comme vous avez pu le voir précédemment, chaque facteur est interdépendant et impacte voire amplifie le suivant.

Si vous avez répondu avec une majorité de « oui » et que vous avez vos exemples bien en tête, vous vous serez sans doute dit que vous pratiquiez vous aussi la procrastination.

Une fois qu’on aura identifié les raisons de cette manie de reporter toujours au lendemain, nous pourrons donc y voir plus clair et prendre les mesures nécessaires pour la combattre.

L’élément clé de cette exercice est d’être honnête envers soi-même et de distinguer dans vos exemples :

  • Les réelles raisons qui vont ont poussé à reporter (ex : évènement ponctuel)
  • Les excuses.

Si les excuses sont plus nombreuses que les réelles raisons, vous devez avoir conscience du fait qu’il faille changer ses habitudes et de le faire rapidement. Ne remettez pas cette étape importante qui pourrait changer votre vie.

C’est un mode de vie que vous subissez. Vous pensez peut-être que c’est comme ça, que vous ne pouvez pas changer, mais ceci est faux : vous pouvez et vous devez être plus épanoui(e)s, et pour cela mettez en place dès maintenant des méthodes concrètes pour lutter contre cette tendance.

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Seconde étape : Comment lutter contre la procrastination qui est en nous ?

Vous vous êtes déjà décidé à changer ? (Oui vous ne faites pas que lire mon article en diagonal :p) Tant mieux, car je vais vous expliquer quelles sont les techniques qui m’ont permis d’avancer et qui fonctionnent très bien dans toutes situations. Alors pourquoi pas pour vous ?

Le vouloir

Le simple fait de vouloir vous abroger de la procrastination, de vous pencher sur cette problématique est déjà un pas vers l’amélioration de soi. Vous verrez un changement au fur et à mesure de vos « écarts », de vos « excuses ». Le fait de reporter plus tard une tâche qui peut réellement être réalisée aujourd’hui vous permettront de prendre le recul et d’évaluer si cela est utile, ou si cela va juste s’accumuler et vous rendre la tâche de plus en plus difficile à faire.

Comprendre le pourquoi et sortir des solutions positives :

Je vais reprendre l’exemple précédent afin de vous expliquer cette étape.

Je n’allais donc plus à la salle de sport pour plusieurs raisons : Pas le temps, pas le sentiment d’être à la hauteur, l’ennui, le sentiment d’être une obligation, la peur du jugement et de l’echec.

Puis, je me suis dit : Mais toi qu’est ce que tu veux vraiment ? Tu aime le sport. Le temps n’est pas toujours avec toi pour aller à la salle. Tu ne te sens pas à l’aise devant les autres. La maîtrise des exercices est de loin ta compétence principale… alors pourquoi ne pas en faire chez toi avec des vidéos youtube, des tutos en ligne ou des exercices à suivre pendant une durée déterminée.

Et c’est ce que je suis en train de suivre, cela me permet de gagner du temps dans les transports, de me sentir à l’aise et de me muscler au fur et à mesure. C’est un moyen qui me correspond davantage. Attention je ne vous dit pas que la salle n’est pas un lieu à fréquenter. Je vous explique, que pour ma part, j’ai besoin de prendre du recul pour me sentir de plus en plus à l’aise afin de peut être y retourner.

Mettre en place des habitudes :

Habituez votre cerveau à réagir de suite. Faîtes les choses directement au lieu de les imaginer dans un futur lointain. Au début cela ne sera pas simple. Il va falloir vous forcer et vous verrez que cela sera très productif. Vous serez très agréablement surpris par le changement que cela apportera dans votre quotidien.

Changer sa façon de penser :

(Ouuuh mais tu nous en demande trop là Camille !) Ah oui, ce n’est pas une chose simple qui peut se faire en un claquement de doigts. Toutefois rien que le fait de savoir que les autres rencontrent les mêmes difficultés, les mêmes peurs cela permet de relativiser . Cela n’est en soi pas si grave de rater quelque chose ou ne pas le faire « bien ». Il faut essayer chaque jour de faire de petites tâches pour vous améliorer au fil de l’eau.

Le but principal c’est de bien évaluer les causes de la procrastination. Suivre ce que nous avons fait précédemment et pourquoi pas, le refaire à chaque fois que cela se représente. La question à se poser serait donc : Pourquoi je veux le reporter ? Est-ce une réelle raison ou « encore » une excuse ? Si cela est une excuse, pourquoi je ne le ferai pas tout de suite comme ça je serai « débarrassé(e) » et enfin tranquille ?

Vous pouvez également changer les mots que vous utilisez. Par exemple, ne plus se dire « je dois » ou « je suis obligé(e) » mais « je veux le faire »,  » je veux être tranquille rapidement » « je ne veux pas le faire plus tard ». Si la tâche est vue comme une obligation, il serait alors encore plus difficile de s’y mettre.

L’essentiel vous l’aurez compris, c’est d’agir comme bon vous semble. Agir de manière rapide et efficace même pour les tâches qu’on n’apprécie pas. Ainsi cela sera plus simple à gérer. Par la suite, vous vous sentirez satisfaits d’avoir réussi à faire ce que vous n’avez jamais osé reporter.

Faîtes-vous partie des procrastinateurs ? Avez-vous d’autres techniques à partager avec nous ?

Merci de votre lecture,

 

4 commentaires

  • Lifestyle Ade

    Je ne te l’ai peut-être pas tellement montré ces derniers jours, la fatigue et la maladie ayant pris le dessus, mais je suis vraiment contente de t’accueillir parmi nous dans la blogosphère ! 🙂

    Je vais enfin pouvoir partager un sujet et cette passion avec quelqu’un de proche et j’en suis ravie ! C’est vraiment une chouette aventure et malgré le fait qu’on se retrouve souvent seul devant l’ordinateur, c’est une communauté bien grande et vraiment enrichissante.

    Ton article est très complet et nous aide un peu à déculpabiliser ahah. Sacré fléau qu’est la procrastination… Parfois même on la pratique sans s’en rendre compte, c’est dingue ! Je te remercie pour tous ces conseils.

    Des bisous.

    • Ferdi

      Hello Ade, il n’y a pas de soucis, ça me touche et me fait super plaisir ce que tu me dis là ! Je suis ravie de faire enfin partie de cette communauté :p !

      Ton blog m’a beaucoup inspiré pour pouvoir faire le mien, et j’ai hâte de pouvoir échanger sur ces sujets avec toi.

      La procrastination : quel fardeau, comme je l’ai dit toute à l’heure parfois certaines choses sont plus simples à dire qu’à faire. Mais il faut rester motiver et c’est comme ça qu’on arrivera à être de mieux en mieux chaque jour :).

      Merci beaucoup de ton avis, pleins de bisous !!

  • Rachie

    Article vraiment très sympa… que dire… Je suis là reine du retard et de la procrastination. Alors moi, ce n’est ni le stress, ni le manque d’envie, ni la peur d’échouer qui me motivent… c’est juste que je me fiche complètement de faire les choses dans les temps… tant que personne n’est en danger ou qu’un rendez vous met ma vie en grande difficulté, je lâche prise et profite du temps qui passe. Car procrastiner c’est aussi profiter du temps qui passe et arrêter de courir pour des choses chronophages… profiter du temps qu’on a pour faire des choses qui nous plaisent… on a bien assez le temps pour se pourir la vie demain hihihi… carpe diem donc et vive la viiiiie

    • Ferdi

      Coucou Maman, merci beaucoup.
      Tu as raison d’un côté, il faut savoir profiter du moment présent et ne pas se prendre la tête. Cependant, beaucoup de personnes souhaitent changer et peu y parviennent car ils se disent que c’est comme ça, qu’il le feront plus tard, que ça ne changera jamais et c’est bien dommage car ils perdent toute sorte de motivation de faire les choses qui peuvent leur plaire. Faire les choses en son temps c’est se donner la possibilité d’avoir le temps de ne rien faire plus tard. (Ca me rappelle quand tu nous disais de ranger nos chambres en temps et en heure.. Et qu’on reportait à chaque fois hihi…Paradoxal quand on y repense, n’est ce pas ?) Il n’est jamais trop tard pour se reprendre en main. Merci encore de ton commentaire. <3

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